Cultura Givors : un espace créatif au cœur d’une ville en pleine transformation

Cultura Givors : un espace créatif au cœur d’une ville en pleine transformation

Givors change, Cultura s’installe

Givors change de visage. Entre les chantiers de logements, les travaux sur les axes routiers et les projets autour du Rhône, la ville essaie clairement de tourner une page industrielle pour devenir un territoire plus attractif. Dans ce paysage en mouvement, l’enseigne Cultura a trouvé sa place. Pas seulement comme un magasin de plus dans une zone commerciale, mais comme un lieu où l’on vient passer du temps, apprendre, tester, créer.

Lors d’une visite sur place, une chose frappe assez vite : ici, beaucoup de clients ne repartent pas aussitôt après avoir trouvé ce qu’ils cherchaient. Ils flânent, discutent avec les vendeurs, s’installent devant les rayons loisirs créatifs, feuilleillent des livres. Dans une ville souvent réduite à ses bouchons et à son centre commercial, voir un espace où l’on vient aussi pour « faire » et pas seulement pour « acheter » n’est pas anodin.

Un magasin au cœur d’une ville en recomposition

Cultura Givors est implanté dans l’une des zones commerciales de la ville, à proximité des grands axes qui relient Givors à Lyon et Saint-Étienne. C’est une zone très fréquentée, surtout en fin de semaine, avec les habituels défilés de caddies, les files de voitures et les enseignes bien connues des banlieues françaises.

C’est justement là que l’arrivée (ou la montée en puissance) d’une enseigne orientée vers la culture et la création prend tout son sens. Pour une partie des habitants, Givors reste associée aux friches, aux usines, aux camions. Pour d’autres, plus récents, c’est une ville pratique, bien desservie, où l’on vient chercher des loyers plus abordables qu’à Lyon. Entre ces deux images, Cultura joue un rôle discret mais réel : proposer un lieu commun où se retrouvent familles, ados, retraités, enseignants, associations… autour d’activités qui n’ont rien à voir avec la logistique ou la grande industrie.

Ce n’est pas une salle de spectacles municipale, ce n’est pas non plus une MJC. C’est un commerce, oui, mais un commerce qui a compris qu’à Givors, on avait aussi besoin de respirer un peu, de se retrouver autour d’autre chose que des courses du samedi.

Un « parcours » plutôt qu’un simple magasin

Dès l’entrée, le magasin est organisé comme un parcours. On ne tombe pas immédiatement sur une caisse ou un mur de promotions agressives. On chemine entre les univers, avec un fil conducteur assez simple : tout ce qui touche à la tête et aux mains. Lecture, musique, jeux, activités manuelles…

On y retrouve, en vrac :

  • un vaste rayon livres, avec les best-sellers bien en vue, mais aussi des rayons plus spécialisés (BD, jeunesse, pratique, développement personnel, cuisine, etc.) ;
  • un espace loisirs créatifs qui prend une bonne partie de la surface, du simple feutre aux machines plus techniques (découpe, couture, scrapbooking, personnalisation d’objets) ;
  • un rayon instruments de musique et partitions, fréquenté autant par des ados que par des adultes qui « reprennent la guitare » ;
  • des jeux de société, puzzles et activités familiales, pensés pour occuper les soirées et les week-ends pluvieux ;
  • des zones d’animation modulables, utilisées pour les ateliers ou les démonstrations.

Ce qui distingue ce Cultura d’un hypermarché avec un rayon livres, c’est la densité de l’offre et la spécialisation des vendeurs. On tombe vite sur quelqu’un capable de parler peinture acrylique, roman historique ou guitare débutant sans avoir à traverser tout le magasin.

Des ateliers qui font vivre l’endroit

L’un des points forts de Cultura Givors, ce sont les ateliers. Ils ne se limitent pas aux périodes « commerciales » (Noël, rentrée) même si ces moments restent les plus chargés. Il s’agit d’animations régulières, annoncées en magasin et souvent relayées sur les supports de l’enseigne.

On y trouve par exemple :

  • des ateliers pour enfants : dessin, peinture, scrapbooking, modelage, création de petits objets à offrir ;
  • des initiations pour adultes : aquarelle, lettering, couture simple, carnets créatifs, reliure ;
  • des temps de découverte : démonstration de matériel, présentation de nouvelles techniques, échanges avec un auteur ou un illustrateur de la région ;
  • des séances thématiques autour des temps forts de l’année : décorations de fêtes, albums photos de vacances, préparation de carnets de voyage, etc.

L’ambiance y est souvent détendue. Des enfants qui repartent avec de la peinture sur les mains, des parents qui se surprennent à rester assis à colorier, des retraités qui découvrent qu’on peut aujourd’hui personnaliser un mug ou un t-shirt en quelques minutes. On est loin de l’image du magasin où l’on passe en coup de vent.

Pour Givors, cette dimension a un impact très concret : elle offre un point de chute à ceux qui n’ont pas forcément envie de monter à Lyon pour ce type d’activités, et elle complète ce que proposent déjà les structures municipales ou associatives.

Un public très mélangé, à l’image de Givors

Ce qui ressort lorsqu’on observe le va-et-vient quelques heures, c’est la diversité du public. On croise :

  • des familles de Givors ou des communes voisines, qui viennent « faire un tour » après les courses alimentaires ;
  • des collégiens et lycéens qui s’arrêtent au rayon mangas, BD ou jeux de société ;
  • des enseignants qui fouillent le rayon pédagogie ou activités pour enfants ;
  • des bricoleurs et créatifs du dimanche qui cherchent un conseil sur un matériel précis ;
  • des habitants plus âgés, souvent attirés par les livres, la presse spécialisée ou les puzzles.

Les échanges qu’on entend sont très terre à terre : « Tu crois qu’il arrivera à faire ça tout seul ? », « Je commence, vous conseillez quoi pour débuter ? », « Je cherche un roman qui se lit bien, pas prise de tête. » On est loin des conversations intimidantes qu’on imagine parfois dans les lieux dits « culturels ».

Dans une ville où la question du lien social revient souvent, le simple fait que des publics qui ne se croiseraient pas forcément ailleurs se partagent les mêmes rayons n’est pas anecdotique. D’autant que les vendeurs ont manifestement pour consigne de prendre le temps, d’écouter, de proposer des solutions adaptées plutôt que d’orienter vers le produit le plus cher.

Cultura, la médiathèque et les associations : des rôles complémentaires

On pourrait se demander : est-ce qu’un Cultura ne fait pas concurrence à la médiathèque municipale ou aux associations culturelles locales ? En discutant avec quelques habitués, on comprend vite que la réalité est plus nuancée.

La médiathèque, c’est l’emprunt, la découverte à moindre coût, les animations publiques, les actions dans les écoles. Les associations, ce sont des ateliers réguliers, souvent à l’année, avec une dimension de groupe très forte. Cultura se situe ailleurs :

  • on y va sans inscription préalable, parfois sur un coup de tête ;
  • on peut tester une activité sur une séance avant de s’engager plus loin ;
  • on repart avec le matériel pour continuer chez soi ;
  • on trouve des idées de dernière minute pour occuper un mercredi ou préparer un cadeau.

Beaucoup de parents racontent utiliser Cultura comme une porte d’entrée : « On a fait un atelier dessin, ma fille a adoré, du coup on l’a inscrite à l’année à l’atelier municipal. » Ou encore : « J’ai commencé ici en loisirs créatifs, maintenant je suis dans une association et on organise des expos. »

Pour une ville moyenne comme Givors, l’intérêt n’est donc pas forcément de choisir entre équipement public et enseigne privée, mais de voir comment ces différents lieux peuvent se compléter pour installer une véritable habitude culturelle chez les habitants.

Une offre pensée pour le quotidien des Givordins

Ce qui fait le succès de Cultura Givors, ce n’est pas seulement la quantité de références disponibles, c’est aussi sa capacité à coller au quotidien local. Quelques exemples concrets reviennent souvent chez les clients interrogés :

  • les livres scolaires et parascolaires pour accompagner les élèves, sans devoir courir dans plusieurs librairies en centre-ville lyonnais ;
  • les activités créatives pour occuper les enfants les mercredis et pendant les vacances, surtout lorsque l’on ne part pas ;
  • les jeux de société pour les grandes tablées familiales, notamment lors des fêtes ou des week-ends prolongés ;
  • les fournitures de base pour les associations (cartons plume, peinture, papier, matériel d’affichage) ;
  • les idées cadeaux de dernière minute, avec des budgets variés.

Dans une ville où beaucoup de familles jonglent entre travail, trajets, contraintes financières et manque de temps, le fait de trouver au même endroit de quoi nourrir la tête, les mains et les moments en famille n’est pas un détail. C’est aussi une manière de dire que la culture et la création ne sont pas réservées aux centres-villes « vitrines », mais qu’elles ont toute leur place en périphérie.

Impact discret mais réel sur l’image de la ville

On ne va pas prétendre qu’un magasin, même très bien fait, va régler les enjeux de chômage, de mobilité ou de logement à Givors. En revanche, il peut participer à changer la perception que les habitants ont de leur propre ville.

Pour certains Givordins, le fait de pouvoir dire à des amis : « On a aussi un Cultura, une médiathèque rénovée, des associations actives » contribue à atténuer l’image de ville « dortoir » ou « de passage ». Pour d’autres, c’est simplement la preuve que de grandes enseignes croient encore au potentiel du territoire.

L’enseigne, de son côté, a intérêt à s’inscrire dans le tissu local. Cela passe par des partenariats ponctuels avec des auteurs de la région, des illustrateurs, des artisans, ou par des animations autour d’événements locaux. Rien de spectaculaire, mais une présence régulière, qui fait que Givors n’est plus seulement une ligne sur une carte commerciale, mais un territoire où l’on investit aussi sur le long terme.

Informations pratiques et astuces pour profiter au mieux de Cultura Givors

Pour ceux qui n’y ont pas encore mis les pieds, quelques repères pratiques peuvent être utiles.

Accès

  • en voiture : le magasin est situé en zone commerciale, à proximité directe des grands axes routiers ; le stationnement se fait sur un parking partagé avec d’autres enseignes ;
  • en transports en commun : plusieurs lignes de bus desservent le secteur depuis le centre de Givors et les communes alentour ; mieux vaut vérifier les horaires en amont, surtout le soir et le week-end ;
  • à vélo ou à pied : possible si vous habitez à proximité, mais la zone reste pensée d’abord pour la voiture ; l’itinéraire n’est pas toujours le plus agréable, surtout aux heures de pointe.

Horaires

Comme la plupart des enseignes de ce type, Cultura Givors est généralement ouvert du lundi au samedi, en continu sur la journée, avec des créneaux élargis en fin d’après-midi. Certains dimanches d’ouverture exceptionnelle peuvent être proposés lors de périodes très fréquentées (fêtes de fin d’année, par exemple). Pour éviter les mauvaises surprises, le plus sûr reste de consulter les horaires actualisés sur le site de Cultura ou sur les panneaux d’information de la zone commerciale.

Budget

On trouve de tout en termes de prix, du cahier de dessin accessible aux coffrets plus onéreux. Quelques conseils reviennent chez les habitués :

  • commencer petit pour tester une activité (un set de base plutôt qu’une valise complète de matériel) ;
  • profiter des promotions saisonnières pour les gros achats (rentrée, fêtes, soldes) ;
  • se faire conseiller pour éviter d’acheter du matériel inadapté au niveau réel (notamment pour la peinture, la couture ou les instruments de musique) ;
  • regrouper certains achats pour les associations ou les groupes, afin de limiter les coûts.

Un lieu à investir pleinement

Au-delà des rayons bien remplis, Cultura Givors est surtout ce que les habitants en feront. Un magasin où l’on passe « juste pour un livre » ou un véritable lieu de vie, un réflexe pour les activités du mercredi, un point de départ pour d’autres pratiques culturelles en ville.

Dans une commune en pleine transformation, où l’on parle beaucoup de mobilité, de rénovation urbaine et de développement économique, l’existence d’un espace dédié à la création et au loisir culturel peut paraître secondaire. Elle ne l’est pas. Elle touche à ce que les habitants vivent au quotidien une fois les chantiers terminés : leurs loisirs, leurs envies, leurs projets personnels.

À Givors, entre la sortie d’autoroute et les berges du Rhône, entre les nouvelles constructions et les quartiers plus anciens, Cultura s’est installé comme un repère familier. Un lieu où, pour quelques minutes ou quelques heures, on vient chercher autre chose que des cartons et des palettes : des idées, des outils, des histoires. Et c’est souvent là que commence la vraie transformation d’une ville, par de petites habitudes qui changent doucement la vie de ceux qui y vivent.